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Les Cyclopodes

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Si la mise jour de la carte n'est pas possible, nous tenterons régulièrement de publier sur le blog les coordonnées de l'endroit où nous dormons. Pour voir où c'est, il suffit d'aller sur Google Maps, et de recopier les coordonnées dans la barre de recherche.
Exemple (respectez les points et l'espace):
48.85857 2.29440
vous affichera la Tour Eiffel.

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VerT un autre monde?

Faire un autre monde, n'est-ce qu'une belle utopie d'adolescent?

Au contraire: quand on vieillit et grandit, on comprend que changer le monde n'est pas si utopique que ça; c'est même l'essentiel de la vie: changer les choses, faire bien, faire mieux, en soi et autour de soi. C'est ça, changer le monde! Et contrairement aux utopistes, être adulte c'est rêver moins mais agir plus.
Alors agissons, maintenant, même si ce n'est qu'un petit geste. Pour un monde plus vert, plus intelligent, plus humain.

J'ai créé ce blog pour relater et partager mes modestes idées et actions sur l'écologie au quotidien, sur le grand virage vert que doit prendre la civilisation occidentale, sur les petits gestes éco-logiques et éco-nomiques aux grands effets, sur le respect de l'environnement mais aussi sur le respect des autres dans leur humanité; bref sur tout ce qui nous élève. Car maintenant que le consumérisme, la cupidité et l'arrogance se sont pris un beau gadin en raison de la crise, que reste-t-il? Il reste le partage, la culture, l'éducation, le respect.

Enfin, l'homme s'est remis à évoluer!

LaMorille
19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:31
Soirée caviar

Le voyage à vélo est souvent fait de rencontres surprenantes que l'on ne s'imaginait même pas 5 minutes avant.

Après une longue étape nous voilà installés dans un restaurant de routiers à l'intersection de 2 grandes routes dévorant notre repas afin de récupérer les calories perdues dans la journée. A peine notre repas servi voilà qu'un Monsieur à la table d'à côté nous offre une bouteille de vin qui d'après lui accompagne très bien nos plats. Nous l'invitons à s'assoir à notre table et la discussion commence avec ce professeur de faculté en pisciculture spécialisé dans l'élevage d'esturgeon. Nous apprendrons beaucoup de choses ce soir-là sur le Danube, la production de caviar et son origine roumaine, la géopolitique du coin au centre de l'actualité. Ne cachant pas à notre interlocuteur notre ignorance du caviar celui-ci a la générosité d'y remédier et durant la soirée un ami de Patriche tend à Christian un bel esturgeon d'élevage. Les cuisinières du restaurant se chargent d'ouvrir le poisson pour en faire sortir ce trésor tant apprécié. Nous voilà avec plus de 200 g de caviar doré dans un gobelet en plastique

Soirée caviar

À la roumaine le caviar se mange avec du champagne, à la russe c'est avec de la vodka; le restaurant n'ayant pas de champagne nous dégusterons ce met délicat à la russe en suivant les conseils de notre connaisseur et surtout mécène en caviar. On met un peu de caviar sur la tranche de la main entre le pouce et l'index, on sale un peu avant de le mettre en bouche pour le laisser fondre. Et voilà que commence le voyage: la douceur du caviar qui comme une belle rivière longe nos papilles gustatives avant d'être avalé. On comprend mieux maintenant pourquoi ce met est tant apprécié.



Avant de nous quitter Patriche nous donne le reste de caviar dans un gobelet en plastique pour notre pique nique du lendemain. Et en ce Vendredi Saint nous aurons respecté la tradition, nous n'aurons pas mangé de viande juste quelques œufs de poisson.

Soirée caviarSoirée caviar
Soirée caviarSoirée caviar

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:22
Peu de moyens et beaucoup de savoir

Le passage de douane entre la Moldavie et l'Ukraine fut le plus long que nous ayons connu, bien que correct il tira un peu en longueur à notre goût suite à la fouille de nos sacoches. Mais arrivés dans le pays nous suscitons la curiosité des habitants. Dès le premier village on nous accoste, malheureusement nos connaissances nulles d'ukrainien et notre baragouinage de quelques mots de russe ne nous permettent pas de comprendre quoi que ce soit, par conséquent nous continuons notre chemin. Au deuxième village devant le lycée nous entendons les élèves hélant "Camarade". Là nous décidons de nous arrêter afin de satisfaire leur curiosité et la nôtre. Quelle ne fut pas notre surprise de les entendre dire quelques mots de français et d'italien. Il ne faudra pas longtemps pour que le professeur de français de ce lycée se joigne à la discussion. Elle nous explique dans un français impeccable que le français est la première langue étrangère enseignée ici et que nous sommes dans un village moldave. Le Moldave parle le roumain qui est une langue latine. Dans un autre registre elle nous explique aussi la dure vie quotidienne de l'Ukrainien qui ne se sent ni soutenu par l'actuel gouvernement ni l'ancien, un bon nombre de villageois ayant déjà émigré.

Sur notre route il y a bien d'autres villages, moldaves, bulgares, et gagaouzes, chacun ayant sa propre langue et entre eux ils parlent le russe, tout cela dans une bonne entente.

Avant de quitter aussi rapidement ce pays attachant nous serons invités à l'école du village gagaouze, où nous apprendrons que les Gagaouzes sont des descendants des turcs émigrés et convertis au christianisme. Dans la classe de français nous sommes contents de voir, après déjà quelques mois sur les routes, les symboles de la France: le parfum, le fromage, les Alpes, la Tour Eiffel, la haute couture sont affichées telles des images d'Epinal. Ouf ni la marinière de M. Montebourg, ni la déferlante "Bleu Marine" ne viennent ternir ce tableau.

Nous ferons aussi une intervention dans la classe d'anglais et malgré la pauvreté du matériel scolaire (aucun dictaphone ou lecteur de cassettes pour apprendre les langues) nous sommes agréablement surpris de voir l'avidité de connaissances des professeurs et leur potentiel à le transmettre à leurs élèves tout aussi curieux. L'Ukraine restera pour nous un moment mémorable, très riche en émotions.

Peu de moyens et beaucoup de savoirPeu de moyens et beaucoup de savoirPeu de moyens et beaucoup de savoir

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:50
De la Roumanie à la Moldavie il n'y a qu'un Prout

La Moldavie et l'Ukraine ne se trouvent qu'à une quinzaine de km de la ville de Galati où nous sommes arrivés le 13 avril. Il ne nous en faudra pas plus pour se décider à faire un petit circuit dans ces 2 pays.
D'abord pour entrer en Moldavie, nous devons traverser le Prout ou Prut suivant l'orthographe; cette rivière sert de frontière entre les 2 pays. Une fois en Moldavie nous ne faisons qu'un km et nous sommes déjà au poste de frontière ukrainien. Nous passons la majeure partie de la journée à pédaler en Ukraine. Le lendemain nous quittons l'Ukraine pour une 50aine de km en Moldavie avant de rejoindre Galati le soir.

De la Roumanie à la Moldavie il n'y a qu'un Prout

En moldave le poste de frontière se dit "postul vamal", nom prémonitoire pour un pays qui semble aller assez mal. En arrivant à la ville de Vulcanesti nous avons vraiment un choc, entre bâtiments complètement déglingués et routes plus que défoncées nous nous demandons vraiment où est-ce-que nous avons atterri ou plutôt pédalé. Pourtant ce qui choque dans ce pays qui semble être laissé à l'abandon ce sont les voitures qui contrastent fortement dans le décor. On a vraiment l'impression d'être dans un pays sans règle, d'autant plus que les affiches dénonçant la corruption fleurissent.
N'ayant pas trop anticipé ce petit détour au niveau nourriture, nous échangeons 10 € afin de manger. Comme dans beaucoup de pays pauvres on est intransigeant avec la qualité des billets, on me refusera un billet car il est déchiré sur 2 mm, quand je donne le suivant, je vois le regard plein de reproches de la banquière, car il est plié style origami aplati.
Nous voilà riche avec presque 200 lei moldaves et je vais donc au supermarché ou plutôt au magasin enfoui derrière au fond de l'immeuble. Tous les produits sont derrière les comptoirs, ici on ne se sert pas, on dit ce que l'on veut. Quand je vois les prix j'hallucine, je laisserai le fromage de côté, car il est importé à un prix faramineux. Je ne reviendrai qu'avec une pomme, du pain rassis et une espèce de brioche. Ici on ne rend pas la monnaie et les vendeuses me donnent l'impression dès qu'elles peuvent de se mettre les sous sous le pull, d'autant plus qu'il n'y a pas de caisse, pas de calculette, pas de ticket, on calcule avec le boulier. En fait ce ne sont pas des caissières mais des boulières qui ne comprennent absolument pas que je ne comprends absolument rien au système de comptage du boulier. Tout cela sur un ton assez désagréable et sans sourire.
Nous nous installons dans l'unique café ou restaurant pour boire quelque chose, ici aussi c'est très étrange car même si le café a son entrée sur la route il est situé derrière un autre bâtiment. Une fois la commande passée je veux ressortir et me trompe de porte, j'entre dans un salon privé où j'ai droit à un regard teinté de reproches.

De la Roumanie à la Moldavie il n'y a qu'un Prout

Nous quittons la ville pour une quarantaine de km sur des routes cabossées dans un relief de montagnes russes ou plutôt moldaves. Sur la route pour le code de la route c'est on roule là où il y a le moins de trous, alors tantôt à gauche tantôt à droite. Pour ce qui est de la conduite du moldave, soit il n'aime pas la vie, soit il est pressé de quitter son pays, nous aussi d'ailleurs. Arrivés enfin à la frontière en fin d'après midi on nous fait poireauter avec d'autres voitures tandis que quelques-unes passent. Je demande à la personne dans la voiture à côté de moi pourquoi certaines passent et d'autre non, elle me répond dans un calme olympien "Chef", donnant ainsi un idée du fonctionnement de ce pays et de la dure vie de ses habitants. On comprend un peu mieux pourquoi il y si peu de sourires ou de joie sur ces visages fermés dans ce pays qui est un des plus pauvres d'Europe. Il y a bien plus qu'un simple Prout qui sépare l'Union Européenne de la Moldavie et le sceptre d'Ottokar doit être bien terni depuis que Tintin l'a remis au roi de Moldavie.

De la Roumanie à la Moldavie il n'y a qu'un ProutDe la Roumanie à la Moldavie il n'y a qu'un Prout

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 15:59
Le Danube (2): le delta

Comme évoqué précédemment, le Danube se déverse dans la Mer Noire par plusieurs embouchures, chacune formée par un bras du fleuve (il y en a trois: Chilia au Nord, Sulina au centre et Saint Georges au Sud) le tout créant ainsi un immense delta de 4500 km2. Plus de 100 espèces de poissons et 300 espèces d’oiseaux y ont trouvé refuge, ce qui en fait une des plus grandes réserves naturelles du monde, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les derniers pélicans d’Europe qui y vivent sont devenus le symbole du delta.
Avec nos vélos, impossible d'y pénétrer, il faut un bateau. En arrivant à Tulcea nous avons donc fait appel à M. Safca (www.egretamica.ro) qui nous y a conduit, avec ses commentaires dans un français impeccable, et sa bonne "Tsuika":

Le Danube (2): le delta
Le Danube (2): le deltaLe Danube (2): le delta

Une multitude de bras, méandres, canaux d'eau douce forme un labyrinthe végétal à l'intérieur des terres, et une constellation de lacs sur la façade maritime:

Le Danube (2): le delta
Le Danube (2): le deltaLe Danube (2): le delta
Le Danube (2): le deltaLe Danube (2): le delta

Les pélicans ne sont pas encore arrivés (eux, contrairement à nous, viennent un peu plus tard quand il y fait plus chaud!) mais nous avons néanmoins pu admirer la faune foisonnante d'oiseaux qui commencent à nicher dans les arbres au-dessus de l'eau: Cormoran, Spatule Blanche, Bihoreau Gris, Héron Cendré, Héron Crabier, Aigrette Garzette, Canard Colvert, Poule d'eau, Cygne, Fuligule Miloin, Martin-Pêcheur...

Le Danube (2): le delta
Le Danube (2): le deltaLe Danube (2): le deltaLe Danube (2): le delta

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 21:00

11 avril

Le Beau Danube Bleu, nous l'avons aperçu aujourd'hui pour la première fois...en gris, car il pleuvait fort. Bon, il fallait bien que ça arrive un jour, depuis Taïwan en décembre nous n'avions pas eu de pluie!

Mais plus bleu encore que le fleuve sont les couleurs des maisons dans les petits villages roumains de la côte. Certaines deumeures sont certes abandonnées ou à vendre, mais d'autres sont très bien entretenues et souvent peintes d'azur.

Sur la côte roumaineSur la côte roumaine
Sur la côte roumaineSur la côte roumaineSur la côte roumaine

Églises et monastères ont leurs charmes aussi, devant certains il nous a même été possible de camper...

Sur la côte roumaine
Sur la côte roumaineSur la côte roumaine
Sur la côte roumaineSur la côte roumaine

Et pour finir avec la liste des beautés, en voilà deux sur leurs vélos devant le Casino de Constanta!

Sur la côte roumaine

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 20:34
Le Danube (1): l'embouchure

Tout doucement au rythme de nos vélos, l'Asie et la Turquie s'éloignent. Après être remonté vers le nord depuis Istanbul, notre périple en Europe va bientôt changer de direction et s'orienter vers l'ouest en suivant le Danube. Ce grand fleuve sera notre fil conducteur jusqu'à la porte de la maison car nous le suivrons de son embouchure sur la Mer Noire en Roumanie, à sa source en Forêt-Noire.
L'embouchure, nous l'avons déjà en partie traversée vendredi 4 avril en passant par dessus le "Canal Danube Mer Noire": une sorte d'immense canal creusé par l'homme et qui se jette dans la mer juste à l'entrée de Constanta (en Roumanie).

Le Danube (1): l'embouchure
Le Danube (1): l'embouchureLe Danube (1): l'embouchure

Un peu de géographie: après avoir parcouru près de 3000 km, le fleuve se sépare en deux bras à Silistra (Bulgarie), et c'est sur le bras Sud que se greffe le Canal, à Cernavoda. L'embouchure "naturelle" a lieu plus au nord, après le delta, et forme la frontière entre la Roumanie et l'Ukraine.
Entre les deux s'étalent des paysages très ouverts, avec peu d'arbres, vallonnés et cultivés dans toutes les directions sous forme de champs immenses parsemés d'éoliennes, paysages dont nous vous publions quelques photos ci-dessous:

Le Danube (1): l'embouchure
Le Danube (1): l'embouchureLe Danube (1): l'embouchure
Le Danube (1): l'embouchureLe Danube (1): l'embouchure
Le Danube (1): l'embouchureLe Danube (1): l'embouchure

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:46

Nous pédalons actuellement le long des côtes de la Mer Noire, sur le rivage bulgare puis roumain. Les villes de Burgas, Nesebar, Varna puis l'antique Tomis (Constanta) sont sur notre route.

Au bord de la Mer Noire
Au bord de la Mer NoireAu bord de la Mer Noire
Au bord de la Mer NoireAu bord de la Mer Noire
Au bord de la Mer NoireAu bord de la Mer NoireAu bord de la Mer Noire

Le patrimoine architectural n'est hélas pas toujours au mieux de sa forme, et les goûts en matière de construction sont... particuliers

Au bord de la Mer NoireAu bord de la Mer Noire
Au bord de la Mer Noire
Au bord de la Mer NoireAu bord de la Mer NoireAu bord de la Mer Noire

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 15:55
Un dimanche en Bulgarie

Dimanche 30 mars.
Nous avons laissé passer un front pluvieux et froid en restant la journée du samedi à l'hôtel à Svilengrad, journée mis à profit pour lire les informations sur ce nouveau pays qu'est la Bulgarie.
Le dimanche matin, le froid est toujours là mais les nuages sont partis et nous choisissons de nous diriger maintenant vers le Nord-Est du pays, direction la Mer Noire, en passant par la montagne. Il n'y a personne de bon matin sur cette petite route, même le paysan que nous croisons nous répond par des signes indiquant son doute quant à la possibilité de passer par là. Mais finalement ça passe, avec de nombreux trous dans la chaussée (en France on dirait que c'est un chemin de VTT) ainsi que de nombreuses ordures au bord du chemin à la sortie de la ville.

Un dimanche en Bulgarie

Mais la montée est belle, le printemps fait éclore tous les bourgeons et les fleurs, et nous plongeons dans la Bulgarie profonde: villages aux petites maisons dont certaines sont abandonnées, très peu de circulation, de temps en temps encore une voiture à traction animale (âne ou cheval), et partout une campagne plutôt sauvage. On se régale! Fréquemment nous croisons aussi des panneaux rédigés en cyrillique avec le drapeau européen indiquant que tel ou tel monument à été restaure avec l'argent de la communauté européenne.

Un dimanche en Bulgarie
Un dimanche en BulgarieUn dimanche en BulgarieUn dimanche en Bulgarie
Un dimanche en BulgarieUn dimanche en Bulgarie
Un dimanche en BulgarieUn dimanche en Bulgarie

Le soir, nous souhaitions entrer dans la ville d'Elhovo pour y trouver un hôtel (il fait trop froid encore la nuit pour dormir dehors, autour de 2-3°C) quand nous croisons une auberge de jeunesse où des gens sont attablés dehors. Ils nous font signe de nous joindre à eux, le gardien de l'auberge nous enregistre méticuleusement dans son registre en poussant un soupir sur les mots de "ah, burokracia!", puis nous rejoignons les fêtards. Nos verres se retrouvent immédiatement remplis de vin rouge sucré au sirop de citron, nous recevons des pousses d'oignons et du sel à croquer, et diverses grignotes en apéritif.

Un dimanche en BulgarieUn dimanche en Bulgarie

Plus tard, nos voisins de table nous expliquent qu'une surprise va arriver pour nous... et quel n'est pas notre étonnement quand, mangeant quelques bout de viande et de saucisse grillés au barbecue, un des convives revient d'un petit tour chez lui et nous tend... des œufs durs de faisan encore tièdes, que tous partagent aussitôt et dégustent avec appétit. Et après l'œuf il y a la poule: ce même monsieur, avec fierté et beaucoup d'explications en Bulgare, nous met dans les mains... un magnifique faisan vivant!

Un dimanche en Bulgarie

En fait, il dirige un élevage de milliers de faisans qui sont lâchés puis tirés au fusils lors de chasses organisées dans la campagne alentour.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 11:17
Petit tour par le Yunanistan

Tout à l'ouest de la Turquie se trouve la belle ville d'Edirne, sorte de petit Istanbul miniature mais sans la mer, qu'un cyclovoyageur nous avait conseillé et qui vaut bien le détour. Nombreuses mosquées, caravansérail et antiques hammams parsèment la ville; c'était d'ailleurs l'occasion de tester l'authentique "turkish bath" où l'on s'est bien détendu au chaud, avec massage en plus!

Petit tour par le Yunanistan
Petit tour par le YunanistanPetit tour par le YunanistanPetit tour par le Yunanistan

Nous y voyons fréquemment le panneau "Yunanistan" qui suscite notre curiosité et surtout nous rappelle les montagnes du Yunnan. En fait, c'est le nom turc pour la Grèce, pays limitrophe, et comme Christian n'y a jamais été nous y faisons un petit détour de quelques km avant de passer en Bulgarie.

Petit tour par le YunanistanPetit tour par le Yunanistan

À notre grande surprise ici tout le monde nous parle en allemand: nous pensions que la politique d'austérité imposée par l'Europe, et surtout Angela Merkel, rendrait le grec plutôt germanophobe, mais ce n'est pas le cas. Ainsi, rapidement nous conversons avec beaucoup de gens, et recevons même des cadeaux. Les oranges, les olives, l'ouzo, le pain à la fêta, ainsi que de beaux paysages parsemés de belles petites chapelles, du soleil et la bonne humeur des gens, ont fait de cette courte incursion grecque une journée mémorable.

Petit tour par le YunanistanPetit tour par le YunanistanPetit tour par le Yunanistan
Petit tour par le Yunanistan

En route maintenant pour le Bulgaristan!

Petit tour par le Yunanistan

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 17:44
Sur les routes turquesSur les routes turques

C'est avec collants, gants et bonnets que nous quittons Istanbul ce 23 mars; ces accessoires avaient passé 3 mois au fond des sacoches mais maintenant ils serviront à nouveau tous les jours tant que le printemps ne sera pas bien installé.
En montant sur une espèce de route à 4 voies, nous découvrons rapidement l'absence de pistes cyclables et surtout la circulation automobile à la turque, c'est à dire bruyante, rapide, et serrée. Les marques des autos nous sont à nouveau familières, avec entre autres encore de nombreux exemplaires de Renault 9, et même plein de R12 rafistolées.
Les paysages de Thrace nous rappellent un peu la Champagne, voire le Kochersberg par moments avec ses collines et ses grands champs parsemés d'arbres en fleurs, à la grande différence qu'ici, dans chaque village, il n'y pas de clocher mais une imposante mosquée, et que les chiens errants (énormes) sont plus nombreux que les vaches.

Sur les routes turquesSur les routes turques

Nous nous installons au bord d'une maison pour pique-niquer et rapidement, nous nous faisons inviter au "çay", au thé, par ses occupants, à qui nous expliquons par gestes et signes notre voyage tandis qu'eux nous racontent leur quotidien.

Sur les routes turques
Sur les routes turques

Le soir, après avoir cherché un petit hôtel car la météo est trop incertaine pour camper, nous dévorons littéralement toutes les spécialités locales, kebab, döner, ayran, köfte et loukoums, reprenant ainsi toutes les calories perdues durant la journée.

Sur les routes turques

Et dehors, chaque soir, c'est le défilé électoral: les concerts de klaxons des militants de chaque parti rivalisent avec la sono assourdissante embarquée sur les camionnettes, voire les autobus aux couleurs des candidats. Car dimanche, comme en France, il y a les élections locales, et les villages sont inondés de décibels, et de fanions, drapeaux et affiches, au point d'en cacher les monuments parfois. Au niveau national, pour s'assurer la victoire de son parti et faire taire toutes les voix contestataires, le premier ministre Erdogan n'a rien trouvé de mieux que de bloquer d'abord Twitter, puis maintenant YouTube. Rajoutez à cela le nombre impressionnant de casernes et de militaires que nous avons rencontré (on s'est même fait arrêter par les gendarmes au bord d'une "zone sensible") et vous comprendrez que l'on peut parler en Turquie de démocratie "autoritaire".

Sur les routes turquesSur les routes turques

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